| |
signe du Cancer

Psychologie du Cancer:
Angoissé, bizarre, capricieux
L'enfance du jeune Cancer, jusqu'à sa vingtième année,
n'est jamais très facile. Il lui arrive souvent de s'isoler sans raison
apparente, de se morfondre. Il a sans cesse des problèmes à résoudre,
des conflits à trancher. Il vit dans la peur de mal faire, dans l'angoisse
d'entendre rire de lui. Consciencieux et idéaliste, il est vite blessé par
la vie et, pour peu que le foyer de ses parents soit désuni, il en garde
un tourment qui ne le quittera plus de toute sa vie. Le garçon reste
longtemps dans les jupes de sa mère, et, plus tard, dans celles de sa
femme ; la fille devient une femme-enfant exigeante et bouleversée,
quand elle ne refuse pas avec rage son rôle de mère, par opposition
avec sa propre mère, non résolue depuis l'enfance. Souvent dans
ce cas, la Cancérienne se montre peu réceptive aux charmes de
la nature et aime s'enfermer dans son appartement, voire dans sa chambre, dont
elle verrouille la porte et ferme les fenêtres.
II faut dire qu'à celui qui l'approche, le Cancérien semble bien
bizarre et déconcertant : il passe souvent avec la même facilité de
la dureté à la tendresse et du rire à la mélancolie.
Cette bizarrerie est, la plupart du temps, estompée par le grand besoin
d'harmonie du natif de ce signe ; si on la respecte sans chercher à la
décoder, on ne peut en souffrir. Difficile à comprendre, à cerner,
il souffre en fait d'une insatisfaction profonde et vague qui, de sa maison,
le fait rêver de voyages et, au loin, de retour. Il est non seulement énigmatique
pour les autres mais aussi pour lui-même. Comme le dit le biographe de
Rubens, le Cancérien porte un masque sa vie durant. Quand il ne résout
pas ses contradictions, il torture son entourage et se torture lui-même
toute sa vie; quand il les domine, il offre à ses proches un faisceau étonnant
de qualités et force leur admiration.
La femme de ce signe est avant tout une capricieuse ; parfois aussi ce que
Paul Valéry appelait, en termes galants, une « emmerderesse ».
Distrait, enfantin, flegmatique
Le Cancérien ne se fixe, et encore difficilement, que sur ce qui l'intéresse
; sinon son esprit vagabonde, passe comme un papillon de fleur en fleur, et
oublie ce qu'il était venu butiner. Cette distraction est aussi souvent
un refuge car le natif du signe déteste qu'on le contraigne à s'appliquer
ou à agir. Il feint alors d'avoir la tête dans les nuages ou,
plus précisément, dans... la lune, pour ne pas avoir à trancher, à décider.
Rappelons que la théorie de la « distraction », au sens
précis que lui donnait Pascal, a été élaborée
par un philosophe qui avait dans le Cancer Vénus et la Lune.
Distrait parce qu'il pense à autre chose, parce qu'il refuse de s'appliquer,
le Cancérien est aussi distrait parce qu'il refuse de devenir adulte
et « raisonnable ». Emotif, avec une très nette tendance à chérir
l'irrationnel, il ne sort jamais vraiment du monde de l'enfance. Tendre et
affectueux, il demande toujours de nouvelles marques d'affection et de tendresse.
Ses amusements sont souvent enfantins. Il aime les blagues de potache, rit
d'enfantillages qui font hausser les épaules des autres. Il peut aussi
se montrer « bon enfant » par nature ou, plus souvent, par art.
Cela ne va jamais sans un rien de roublardise. L'homme du signe garde souvent,
dans l'âge adulte, un côté féminin avide de protection.
La femme peut se montrer puérile et femme-enfant (et, dans ce cas, elle
ne veut pas avoir elle-même d'enfants) ou, au contraire, maternelle avec
acharnement, mère-poule.
Les désirs et les rages des natifs du Cancer sont la plupart du temps
teintés d'un peu d'infantilisme. On boude, on tape du pied, on tempête
pour un rien, ou pour quelque chose d'irréalisable. Et puis on se calme
aussi vite, pour se concilier l'entourage, on minaude, on fait patte de velours,
on se transforme en quelqu'un de tout honteux, on accentue son côté vulnérable
et fragile. C'est cet aspect déconcertant du caractère du Cancer
que les autres peuvent ressentir comme un total manque d'authenticité,
comme un jeu perpétuel et irritant, alors que le Cancérien lui-même
en souffre plus que tout autre, car ce sont les instants où il perd
pied et ne se domine plus. Son aspect, flegmatique la plupart du temps, entretient
le malaise et l'ambiguïté du personnage. Car, nerveux ou lymphatique,
le Cancérien présente généralement un visage paisible
et rayonnant, plus peut-être par souci d'harmonie esthétique que
par véritable orgueil. Quand la blessure qu'on lui inflige est profonde,
il continue de sourire avec la même douceur. Ce n'est pas un lutteur,
mais il sait nager et se maintenir à la surface des eaux... même,
si pendant ce temps, il dérive.
Cette apparente indifférence à la souffrance chez un être
qui est probablement le plus vulnérable du Zodiaque, provoque en général
l'hostilité de ceux qui n'arrivent pas à le comprendre. Cet abandon
flegmatique vient aussi souvent d'une paresse réelle, parfois dominée
mais profonde, car le Cancer, peu ordonné, se soumet difficilement à une
discipline, surtout s'il doit se l'imposer. II sait rarement par quel bout
prendre un travail et, dans le doute, il s'abstient. Gourmand, hésitant, influençable
II y a chez le Cancérien une très nette sensualité qui
se manifeste en particulier par la gourmandise. Les psychologues ont coutume
de dire que la boulimie est une activité de comcompensation chez l'être
qui se sent un peu négligé affectivement. Or, le Cancérien,
avide d'amour, est souvent déçu et difficilement apaisé.
D'autre part son épicurisme, son imagination et ses ardeurs se portent
souvent sur la nourriture. Plaisirs de la table, plaisirs de la nature, plaisirs
des caresses,... le Cancérien ne s'y arrache qu'avec difficultés.
Rêver, engranger, subir, voilà son domaine ; il aime évoluer
au creux d'un espace intérieur soigneusement préservé,
se replier sur des livres sur des démons intérieurs, à l'écoute
d'un monde clos. C'est pourquoi l'action le trouve souvent hésitant,
inconséquent, courageux mais point téméraire et réservé.
C'est avant tout un être de méditation.
Les Cancériens sont des emportés, pas des extrémistes.
Ils agissent sous le coup d'une impulsion, d'une intuition. Ils ont rarement
une véritable théorie. Ils se plient aux événements
et tentent d'agir selon leur cours.
Mais les Cancériens peuvent se laisser trop facilement entraîner.
Nager à contre-courant leur est particulièrement difficile. Imaginatifs
et impressionnables, ils peuvent se laisser envahir par des émotions
contradictoires et, dans le doute, laisser trancher quelqu'un de leur entourage.
On leur fait assez facilement reconnaître une erreur. Ils n'ont pas ce
genre d'amour-propre. Si l'argument de l'adversaire leur semble bon, ils tournent
casaque, sans même parfois s'en rendre compte. Il ne faut pas croire
cependant pouvoir influencer longtemps les natifs de ce signe : le noyau est
dur. Et le Cancérien suivra, après quelques détours, son
petit bonhomme de chemin. C'est un poète, un amoureux, un passionné,
un-exécutant,, plus qu'un chef.
Joueur, lunatique, malade imaginaire
Joueurs, les Cancériens le sont à tous les sens du mot : enfants
d'abord. Les petites filles adorent leurs poupées, et les petits garçons
s'attachent à des animaux en peluche. Tous les jeux les séduisent
car ils ont une imagination fertile et une attirance très nette vers
toutes les créations artistiques. C'est à travers leurs jeux
d'enfants que, la plupart du temps, ils perçoivent le monde. Bavards
quand ils sont en confiance, ils manifestent, très jeunes, un goût
des mots et des jeux sur les mots, des associations d'images. Joueurs, les
Cancériens le sont aussi par réaction : ultrasensibles, ils se
défendent comme ils peuvent en prenant leur vie avec humour et avec
une fausse légèreté. Ils détestent les cris et
ne dramatisent jamais. Quand ils ont perdu la partie, ils savent se retirer
avec charme en préservant les apparences. Ils peuvent parfois se prendre
au piège de la virtuosité et de la facilité. La création
et la vie sont, chez eux, toujours plus douloureux que chez les autres signes.
Fatigués parfois de sourire sans cesse, ils témoignent d'un lunatisme
surprenant. Le cauchemar peut se superposer au rêve, le drame à la
partie de plaisir. Rien n'est simple et la douceur de vivre est acquise au
prix d'un travail perpétuel sur soi. Le Cancérien, plus que tout
autre, se sent et se sait solitaire, aimé mais rarement compris, accepté mais
rarement soutenu. En amour, il change fréquemment de partenaire, et
ses mariages sont souvent nombreux. Car il idéalise l'autre, mais se
montre déçu quand on ne satisfait pas à toutes ses exigences.
II essaiera longtemps de les faire accepter mais, un jour, de guerre lasse,
il s'éloignera sans retour.
Comme sa vie rêvée est au moins aussi importante que sa vie vécue,
il saura, en cas de contrariété, imaginer des maux de toutes
sortes pour contraindre son entourage à s'occuper de lui. C'est ainsi
qu'il souffre de maladies nerveuses, psychosomatiques, s'observant sans cesse
et relevant, avec délices, le moindre malaise qui pourrait surgir. Parfois,
il peut même succomber à une maladie de la persécution.
Narcissique, ombrageux, possessif
S'observer à tout instant est le péché mignon du Cancérien.
Mal à l'aise dès qu'il ne se sent pas en confiance, aimé et
admiré par l'entourage, il essaie, soit de retenir l'attention par l'énoncé de
ses vertus, soit d'attirer à tout prix l'amour des autres, souvent maladroitement.
Son insistance névrotique, son manque de naturel par désir de
séduire, son besoin perpétuel que l'on s'occupe de lui étant
généralement inassouvis, il se tourne, avec une certaine complaisance
mêlée de haineuse complicité, vers son reflet, vers son
double, vers lui-même. On se regarde avec une infinie compassion, mais
une complaisance trouble, impitoyable. Affectivement on n'arrive à se
fixer ni sur soi, ni sur d'autres.
Ombrageux, les Cancériens le deviennent donc avant tout par insatisfaction
d'eux-mêmes. Leurs réactions brusques peuvent alors passer pour
une certaine sécheresse de cœur. Leurs sautes d'humeur viennent
parfois aussi d'une jalousie qu'ils tentent de refouler mais qui s'empare d'eux à la
vitesse de l'éclair. S'ils ne savent pas la transformer à temps
en un jeu de complicité par un mécanisme qui leur est familier,
leur caractère s'aigrit de jour en jour, jusqu'à la rupture,
non sans scènes violentes. La plupart du temps, les natifs du signe
tentent cependant de passer de l'amour impossible à l'amitié éternelle,
et répugnent aux ruptures.
Rêveur, susceptible, traditionnaliste
Nous avons vu combien de nostalgie se dissimule sous ces fronts rêveurs.
De combien d'images inquiétantes ou mélancoliques se peuplent
ces solitudes. L'un des plus grands dangers qui menacent les natifs du Cancer
est de s'abandonner à la rêverie stérile et romantique
sans plus en surgir, de se couper du monde à jamais. Leur meilleur recours
est souvent d'explorer leur territoire intérieur, aux limites de soi.
Encore leur faut-il une certaine rigueur, encore leur faut-il surmonter la
valse-hésitation qui ponctue une vie ballottée par des eaux qui,
comme les Sirènes, engloutissent à jamais ceux qui les affrontent
sans en avoir la force. L'univers poétique envahit la vie des créateurs
de ce signe. Les Cancériens inventent avec facilité et adorent
enjoliver la vie, se travestir ou travestir les autres.
Facilement contrariés par la violence et la vulgarité et, en
général, par tout ce qui les contraint à prendre trop
précisément conscience de la réalité extérieure,
les Cancériens sont très susceptibles dès qu'on semble
se mêler de ce qu'il font. Ils n'admettent les conseils que dissimulés
sous une aimable couleur. Ils se sentent sans cesse remis en question par la
moindre contradiction:
Souvent aventuriers mais jamais révolutionnaires, contrairement aux
natifs des Gémeaux, il sont essentiellement conservateurs ou, plutôt,
attachés aux traditions ; il répugnent aux changements brutaux
dont ils sont souvent victimes. Quand ils sont novateurs, ils le sont avec
un goût subtil et soigneusement dissimulé du scandale. Superstitieux
et accessibles à toutes les croyances plus ou moins empreintes de religiosité,
les Cancériens sont souvent réceptifs aux idées d'occultisme
et de magie.
Utopistes, végétatifs
Malheureusement peu réalistes, les Cancériens verseraient avec
une certaine facilité dans une vision utopiste d'un monde tel qu'ils
voudraient qu'il soit. Ils sont de ceux qui prennent assez facilement leurs
désirs pour des réalités. Aussi sont-ils souvent déçus.
Contrairement aux natifs du Verseau, leur utopie ne s'appuie pas sur une vision
cosmique mais sur une rêverie nostalgique donc écartée
de toute réalisation. Accessibles à toutes les idées novatrices,
ils sont cependant le plus souvent incapables de les appliquer.
Leur côté végétatif domine certes toute leur vie,
mais... il faut savoir se méfier de l'eau qui dort...
Vous êtes Cancer ascendant:
|
|