| |
ASTROLOGIE HORAIRE
( Comment dresser une carte )
La règle d'or est d'ériger la carte du ciel pour le moment
où la question se pose à vous ou vous est posée.
Imaginez par exemple que l'on vous téléphone que l'un de vos
enfants ait été victime d'un accident. Vous reposez le téléphone
; vous vous demandez bien légitimement : « Quelles vont être
les conséquences de cet accident ? Sera-t-il grave ? »
II est, mettons, 10 h. 10 du matin. Vous prenez les éphémérides,
une table des maisons, et vous dressez une carte du ciel. Elle sera valable
(c'est-à-dire : la question pourra être interprétée
par l'examen de cette carte) si l'ascendant est hors des deux premiers ou des
deux derniers degrés d'un signe. Ainsi si l'ascendant est à 1° 55'
du signe du Taureau, ou à 28° 43' du signe des Poissons, vous ne
pouvez pas interpréter la question. Il convient alors de ne pas utiliser
l'astrologie horaire.
Dans tous les autres cas, c'est-à-dire lorsque l'ascendant se trouve
hors des deux premiers degrés ou des deux derniers degrés d'un
signe, la question peut être valablement interprétée.
Vous dressez la carte pour le lieu où vous vous trouvez. Il s'agit de
calculer en premier l'heure de Greenwich, qui servira pour placer les planètes,
puis l'heure locale qui permettra de trouver les maisons, donc d'orienter le
thème.
Comment procéder pour soi-même ?Peut-on dresser une carte d'astrologie horaire pour soi ? Réponse :
naturellement. Imaginons que vous tombiez amoureux. Vous venez de rencontrer
une femme, vous désirez savoir quelles seront les suites de cette rencontre.
Vous notez l'heure. Vous faites les corrections nécessaires (heure de
Greenwich, heure locale) puis vous posez la question : « Quelles vont être
les suites de cette rencontre, au point de vue affectif, avec Mme ou Mlle X...
? »
Si l'ascendant tombe hors des deux premiers degrés ou des deux derniers
degrés d'un signe du Zodiaque, votre question est valable. Tout ce qui
vous est demandé par le ciel est une extrême sincérité.
Il est bien évident qu'il faut prendre un réel intérêt à la
question, il s'agit (tout comme dans le Tarot, le Yi-King, etc.) d'être
sincère et loyal vis-à-vis de soi-même (et des autres).
Dans la pratique, ce qui est difficile, c'est la détermination de la
maison de la question.
Vous-même, à titre de Consultant, serez toujours représenté par
la maison I, le maître de I, éventuellement les planètes
en maison I, et la Lune.
Nous trouvons là une importante distinction avec l'astrologie natale, érigée
pour n'importe quelle naissance : le Consultant est non seulement représenté par
l'ascendant, son maître, il l'est aussi par la Lune.
Nous aurions pû en conséquence baptiser l'astrologie horaire du
nom de la planète la plus rapide du Zodiaque, du nom d'Astrologie lunaire.
Comment procéder pour autrui ?N'importe quelle question peut être résolue par l'astrologie
horaire (sous la réserve que le thème érigé se
prête à l'interprétation ; voir plus haut la règle
d'or concernant les deux premiers ou les deux derniers degrés d'un signe). Dans la pratique, plusieurs cas peuvent se présenter.
Soit une personne vous pose une question et alors vous érigez immédiatement
une carte du ciel comme s'il s'agissait d'une naissance.
Soit vous recevez une lettre et si vous vous décidez de recourir à l'astrologie
horaire vous devez alors dresser le thème et, si celui-ci répond
aux conditions (voir règle d'or, plus haut) l'élucider, rédigeant
une véritable analyse écrite. Les conditions contraires au Jugement du Thème d'Astrologie horaire On s'aperçoit maintenant qu'il existe fort peu de différences
entre la carte du ciel érigée pour une naissance et la carte
d'astrologie horaire. Résumons néanmoins ici ces différences
et ce qui empêche de juger une carte d'astrologie horaire : 1. Si le Consultant n'a pas un désir sincère et pressant de
connaître la réponse à la question posée.
Un véritable besoin de connaître la réponse doit être
posé comme principe. Il est évident qu'on ne peut multiplier
sans raison les cartes d'astrologie horaire. 2. Lorsque les 2 premiers degrés d'un signe ou les deux derniers degrés
s'inscrivent à l'ascendant. Souvent on interprète ceci comme
une question qui doit attendre (les 2 premiers degrés sur l'ascendant)
ou dont la réponse est déjà dépassée par
les événements (les 2 derniers degrés sur l'ascendant).
Toujours est-il qu'on ne doit pas interpréter la carte. La question
peut-elle être ensuite reposée ?
Oui, mais pas dans la même lunaison. 3. Certains manuels, compliquant la question, déclarent qu'on ne peut
interpréter un thème horaire lorsque la Lune est placée
en Scorpion, lorsque le noeud sud (la Queue du Dragon) est en maison I, lorsque
Saturne est en maison VII ou en I, lorsque la Lune est combuste (placée à moins
de 8° du Soleil), etc. Toutes ces complications n'ont aucune raison d'être.
Elles proviennent de copistes ayant recopié sans discernement d'anciens
manuscrits du Moyen Age, temps où l'astrologie horaire fut certainement
très pratiquée, mais temps aussi où l'astrologie tomba
- comme aujourd'hui, quoique de façon moins systématique et moins
commerciale - entre les mains des charlatans. 4. D'autres manuels font un emploi erroné de l'astrologie horaire.
Ainsi en mettant au point un système d'heures planétaires d'ailleurs
rigoureusement faux. On arrive ainsi à une multitude de calculs n'ayant
plus rien à voir avec l'harmonieuse et grandiose clarté de l'astrologie
horaire. On voit mal pourquoi, du reste, les nouvelles planètes, Uranus,
Neptune et Pluton, n'auraient pas droit, elles aussi, à des « heures ».
Il est certain que les différents influx jouent au point de vue physiologique,
mais ceci varie pour chaque personne, suivant son thème natal. Ainsi,
toutes les femmes n'ont pas leurs règles au même moment. La digestion
de chacun sera bonne ou moins bonne suivant les aspects et la position de la
Lune de naissance, etc.
Ceci n'a rien à voir avec l'astrologie horaire. 5. Faut-il rapprocher le thème horaire du thème natal ? La réponse
est qu'il n'en est nul besoin. La règle d'or de l'astrologie horaire
est que le thème érigé, s'il se prête aux conditions
de l'interprétation, à savoir la sincérité du Consultant
et l'ascendant hors des 2 premiers ou des deux derniers degrés d'un
signe, doit répondre de façon complète et exacte à la
façon posée. On peut dire du reste que l'astrologie horaire était
utilisée dans les civilisations antiques (Mésopotamie, etc.)
de façon systématique, et que le fait que les prêtres-astrologues
ignoraient très souvent les données de naissance de leurs consultants
n'était pas étranger à cette fréquence de consultation
de l'Astrologie horaire. Si vous rapprochez thème natal et thème
horaire, vous avez toutes chances d'aboutir à une série indéterminée
de conclusions, la balance penchant tantôt dans un sens, tantôt
dans un autre. Les risques d'erreur sont alors multiples ; vous perdez sûrement
la clarté et l'unité de règle en astrologie, qui peuvent
seules vous garantir l'exactitude. 6. De même condamnons-nous l'emploi de la part de fortune, qui n'est
pas un symbole planétaire et à laquelle certains confèrent
une importance exagérée. Là encore un symbole de plus
multiplie les risques d'erreur.
|
|