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Dignités et débilités des planètes

Il existe trois sortes de dignités, domicile, exaltation et joie (ou
trigonocratie) et deux sortes de détriments: la chute et l'exil.
Le domicile
La planète se trouve en ressemblance parfaite avec le signe.
Il existe
donc identité d'action. Les forces du signe et celles de la planète
coopèrent harmonieusement. Exemple : Uranus dans le Verseau (la liberté et
l'indépendance d'Uranus jouent à plein dans le signe du Verseau,
inconventionnel et amical).
Aucune planète en domicile ne peut nuire. Telle est la règle essentielle à retenir,
la règle la plus importante de toute l'astrologie.
L'exaltation
Les forces du signe et de la planète
se renforcent mutuellement. Dans l'interprétation, accordez à cette
position la même vertu que pour le domicile, à l'exception d'un
trait de caractère : le natif tend à abuser de la force ainsi
développée.
La joie ou la trigonocratie est une vertu mineure. Exemple : une planète
de feu, comme Mars, dans un signe de feu, tel le Sagittaire. Les énergies
coopèrent dans la même direction, sans avoir la même solidité que
pour le domicile ou l'exaltation.
La chute
La planète occupe le signe opposé à son exaltation. Exemple
: Vénus en Vierge.
Vénus, principe d'amour, est malmenée dans la Vierge, signe stérile,
dominé par Mercure, la raison.
Une planète en chute nuit toujours aux choses dont elle est significatrice.
Il y a altération, rejet, appauvrissement. Au contraire, domicile et exaltation
sont des enrichissements.
L'exil. La planète occupe le signe opposé à son domicile.
Sa force n'est nullement suspendue mais elle agit dans le sens où l'entraine
le signe, à contre-courant (tandis que dans la chute, la fonction psychologique
signifiée par la planète est en suspens, neutralisée).
Une planète en exil nuit toujours, qu'il s'agisse d'une maléfique
ou d'une bénéfique.
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