| |
Le probléme juif
Le problème juif va dominer, comme jamais encore il ne l'a fait,
le prochain demi-siècle.
Ce n'est nullement être raciste que de dire que, tout comme les
Bretons par exemple, sont lents, mystiques, rêveurs, dépourvus
de qualités commerciales mais aventureux et décidés
fanatiquement à une fidélité totale, les Juifs
sont pétris d'intelligence, d'une immense finesse, rusés,
habiles à toutes les spéculations intellectuelles, spéculant
à l'extrême sur le sort d'un mot, les plus aptes à
toutes les professions juridiques et les plus prompts à tout
moralisme. Quant à leurs qualités sur le plan financier
et politique, il n'est nul besoin d'insister. Ces dons leur ont permis
de jouer le rôle d'un appréciable ferment dans l'édification
du monde moderne.
Toutes ces qualités semblent reposer cependant sur une inquiétude
fondamentale. Les Juifs n'auront de cesse d'avoir édifié
un empire - et un empire qui puisse reposer sur les bases matérielles
les plus sûres et les plus entières. Ce faisant, ils oublieront
que toute conquête matérielle ne peut être assurée
que par une autre. On le voit bien d'ailleurs en ce qui concerne Israël
!
En édifiant cet empire, ils risquent de se méprendre sur
ce que Dieu a exigé de leur race, car l'empire qui leur est promis
est, comme pour toutes les races de la terre d'ailleurs, un empire spirituel.
Les amis des Juifs, et de la pensée juive, au même titre
que de la pensée arabe, doivent donc, si leur avis est jamais
sollicité, leur recommander une grande prudence et une grande
modération, tout spécialement dans ce conflit du Moyen-Orient
- d'où une prochaine guerre risque de sortir.
Un prochain combat serait cette fois, non plus un conflit entre les
nations, mais un conflit entre les races. L'étoile de David,
qui réunit les deux triangles suggère un libre arbitre
total. Ou les Juifs rechercheront les règles ancestrales de toute
société traditionnelle, c'est-à-dire un empire
spirituel, ou bien ils rechercheront un empire uniquement matériel,
et alors viendra inévitablement une actualisation de la prophétie
de Daniel.
C'est à ceci que l’on peut songer en voyant cité
le jugement d'Einstein, l'une des figures les plus éminentes
du monde juif contemporain : (dans « Au fil de mes dernières
années », pages 262 et 264, cité et traduit par
Maxime Rodinson, un Israélite lui aussi) :
« J'aimerais infiniment mieux un accord raisonnable avec
les Arabes sur la base de vivre ensemble en paix que la création
d'un Etat juif. A part les considérations pratiques, la manière
dont je conçois la nature essentielle du judaïsme résiste
à l'idée d'un Etat juif, avec des frontières, une
armée et une certaine mesure de pouvoir temporel, quelque modeste
qu'il soit. J'ai peur des dégâts internes que cela entraînera
pour le judaïsme - et surtout du développement d'un nationalisme
étroit dans nos propres rangs, contre lequel nous avons déjà
eu à lutter fortement avant même l'existence d'un Etat
juif.
Nous ne sommes plus les juifs de l'époque de Macchabée.
Un retour à une nation, au sens politique du terme, équivaudrait
à se détourner de la spiritualité de notre communauté,
spiritualité à laquelle nous devons le génie de
nos prophètes. »
- RETOUR
A PENSEES EPARSES |
|