Le YI KING, livre sacré chinois de la plus haute antiquité,
nous convie à la connaissance de nous-mêmes. A qui connaît
l'astrologie, il apportera un autre point de vue, un autre éclairage,
celui de la sagesse orientale. A qui l'ignore , il fournira des réponses
concrètes, subtiles, détaillées, se développant
et s'enrichissant grâce à l'analogie. Sans hâte,
on rapprochera ces réponses des oracles, souvent brefs et impitoyables,
délivrés par le Tarot de Marseille. La lenteur même
avec laquelle on « tire » le YI KING constitue un rite.
Elle est inséparable de l'oracle et souvent on sera étonné,
qu'on le tire pour soi, ou plus souvent pour autrui, en amateur ou professionnellement,
de la perfection avec laquelle l'hexagramme qui nous est soudainement
attribué s'insère dans notre vie quotidienne et ses multiples
préoccupations.
A la disposition de quiconque veut le consulter, il existe là
un Maître.
L'approche chinoise est très différente de l'approche
occidentale ; Jung indique : «Tandis que l'esprit occidental trie,
pèse, choisit, classe, isole avec soin, le tableau chinois du
moment embrasse tout, jusqu'au détail le plus mince et le plus
dépourvu de sens, parce que le moment observé est fait
de tous les ingrédients.» Aussi le geste simple qui consiste à interroger
l'oracle du Yi King à l'aide de trois pièces de monnaie
(ou de quarante-neuf baguettes d'achillée selon la tradition)
fait partie du moment observé, et de ce fait répond à l'interrogation
par une coïncidence toute chargée de sens.
On interroge le livre comme s'il agissait d'un être réel
et l'on reçoit des réponses intelligentes en relation directe
avec la préoccupation du moment. Toutes les situations humaines
sont représentées par l'un des 64 hexagrammes du Yi King.
Chaque hexagramme est composé de deux trigrammes (soit 6 traits
au total). Certains traits se transforment et permettent le passage d'un
hexagramme vers un autre. Les réponses se trouvent dans les commentaires
associés à chacun des hexagrammes, à chaque trait
en mutation.